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Présences éphémères

 

Anémos!  Le vent, en langue grecque.
Mais Anémos est également utilisé par Sophocle, pour designer l’agitation de l ‘Âme, les passions tumultueuses qui portent les idéalistes sur le chemin du rêve et de l’utopie.
Et faut-il être rêveur et utopiste, pour croire que quelques œuvres d’arts dispersées aux vents de notre vagabondage identitaire, et livrées aux regards  de ceux qui, heureusement, s’émerveille encore de la différence, puissent contribuer à cultiver la pluralité de nos univers.

Absences Étrangement Persistantes.

Avant la découverte de la photo, puis du cinéma et de la vidéo, les arts visuels, pour peut que quelques uns aient approché intellectuellement ce concept, au court des civilisations précédentes, étaient basés uniquement sur un phénomène de réminiscences, ou d’utilisation de la mémoire.
Seul les souvenirs étaient en mesure de restituer une séquence, et uniquement pour celui qui les avait consigné. Techniquement, une suite de dessins animés, aurait pu faire partager le déroulement d’une scène, mais ‘’la prise’’ reposait également sur le souvenir, et non pas sur une instantanéité, ni sur une empreinte.
Nous pouvons donc considérer la mémoire, comme la pellicule initiale d’un art visuel, plus ou moins aléatoire, suivant les capacités de chacun.
Dés l’antiquité, la reproduction des sculptures en bronze, par la fonte à la cire perdue, a également frôlé la notion des arts visuels, par un travail en négatif qui permet la multiplication des œuvres en positif. (En trois dimensions dans le cadre de la fonte). Philosophiquement les arts visuels et les arts plastiques, axées sur la multiplicité, (sculpture, lithographie, etc.), sont donc relativement proche les uns des autres.
La construction de chacune de nos identités est chargée d’un patrimoine multiple, édifié par  des harmonies qui nous orientent dans nos réflexions, nos interprétations, et suivant ces charges plurielles, nous percevons ce qui nous entoure à des degrés divers. Les valeurs universelles qui étayent nos sociétés sont donc perçues différemment suivant le capital philosophique, intellectuel ou spirituel  auquel nous sommes reliés, sans que l’ont puisse considérer ce fait comme un acte condamnable.
Appartenant moi-même à une population nomade, ou la culture se transmet oralement,   il m’a paru intéressant  d’utiliser la mémoire comme un vecteur de communication.

En effet, quelque soit notre âge, notre cerveau, chargée de l’ensemble des souvenirs qui jalonnent notre vie comme autant de séquences consignées dans nos mémoires, animent, étayent le film de notre vie en influent sur la communication, ou non, entre les personnes, animaux, choses, etc…

La population Tsigane a laquelle j’appartiens, est édifiée sur une culture orale, et n’a pas, à ma connaissance, d’œuvres d’art qui retracent sa présence au court des siècles passés tandis que la mémoire de notre présence est attestée.
Dans notre cas, seule la mémoire compense la présence d’œuvres plastiques inexistantes !
Nous pouvons donc admettre, que pour nous, la mémoire s’érige en œuvre d’art.

De cette réflexion est née,  l’envie aujourd’hui, de rapprocher art plastique et art visuel, en  utilisant mes œuvres pour mettre en scène les dialogues d’un court métrage intitulé : Absence Étrangement Persistante, et retracer, ainsi, l’histoire non plastique d’une population nomade, au court des siècles passés !

En unissant la charge émotionnelle des œuvres exposées, à celle de nos identités, nous régénérerons notre présence artistique dans la mémoire du temps, et nous réinstaurant notre présence physique, mais éphémère pour cause de ‘’nomadité’’, comme le patrimoine culturel partagé d’une dimension métaphysique.

Le travail sur la mémoire, nous permet d’aborder la quatrième dimension, et d’œuvrer à sa mise en application.

Marcel Hognon


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